Archives mensuelles : avril 2012

Train pour l’Emploi 2012 : opération réussie !

Ce sont 23 102 visiteurs uniques qui sont venus dans les différentes gares, pour visiter le Train pour l’Emploi et postuler aux offres des partenaires de l’opération*.

A Paris, Lille, Rennes, Nantes, Le Mans, Poitiers, Bordeaux, Perpignan, Marseille, Nice, Lyon et Strasbourg, les recruteurs ont reçu 26 093 candidats (l’un pouvant postuler auprès de plusieurs sociétés), dont 16 301 informés en rendez-vous ou info-métier.

Après 7 959 entretiens emploi réalisés dans les différentes villes étapes, 6121 candidats ont été sélectionnés.

Lancé sur les rails pour la première fois en mars 2009 par Trains Expo SNCF, la filiale événementielle de la SNCF, le Train Emploi propose chaque année conseils et offres concrètes à ses visiteurs, pour construite un parcours professionnel, sans distinction d’âge, d’origine ou de situation personnelle

Une façon originale de trouver un emploi, loin des cadres classiques du recrutement.

*(Le groupe La Poste, la SNCF, Pôle emploi, la Défense Nationale (CIRFA – Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées), les missions locales (CNML – Conseil National des Missions Locales), l’AFPA (Asssociation pour la Formation Professionnelle des Adultes) et Beauty Bubble.)

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Trains Expo SNCF lauréat du Grand Prix spécial du jury de la Nuit du Grand Age

La Nuit du Grand Age (4ème édition) est la manifestation qui récompense les actions les plus spectaculaires en faveur des Seniors dans l’année écoulée.

Placée sous le Haut patronage du Président de la République, et en présence de la Ministre Roselyne Bachelot, cette année, à l’unanimité, le Grand Prix spécial du Jury (réuni sous la Présidence du Professeur Alain Franco) a été attribué au Trains Expo SNCF – « Alzheimer 2011 ».

C’est la première fois que le Jury attribue ce Prix à l’unanimité.

Rappelons que le Train Alzheimer avait déjà fait l’objet d’une reconnaissance particulière du Président de la République, lors d’une réception à l’Elysée le 1er février dernier, en présence de François Nogué DRH de la SNCF et Michel Fremder DG de Trains Expo SNCF.

Le Train Alzheimer a circulé entre le 21 septembre et le 3 octobre 2011 engendrant plus d’1,8 million d’euros de retombées presse, et a reçu plus de 25 000 visiteurs.

‘Avec le modélisme, les voyages font aussi partie de la passion’

Ferrovipathe. Le mot, peu connu, désigne un passionné de trains et du monde ferroviaire. Olivier Gorce en est un, depuis l’enfance, et pas des moindres. Il nous raconte sa passion.

« Cela remonte très loin », nous explique-t-il. « Mon premier souvenir de train remonte à l’âge de 4 ans, alors que j’allais chercher ma grand-mère à la gare Montparnasse, avec mes parents. Il y avait une énorme locomotive à vapeur, fumante et bruyante. Ca m’avait foutu la trouille, j’ai serré la main de mon père ».

Cette première peur enfantine aurait pu détourner l’enfant du ferroviaire, mais il n’en fut rien. Au Noël suivant, il reçoit un petit rond de train mécanique composé d’une locomotive, de deux « malheureux » wagons( qu’il possède encore)  et d’une clé pour le faire rouler. Les années passent et la passion reste dans un relatif sommeil, alimentée seulement par une lecture incessante de revues spécialisées, comme La Vie du Rail.

Le jeune Olivier garde alors un vif intérêt pour les trains véritables, loin des maquettes, malgré l’éloignement des gares et l’absence d’intérêt de son entourage pour le sujet. Contre toute attente, à la fin de ses études secondaires, plutôt qu’envisager une carrière dans le ferroviaire, il étudie les systèmes d’information dont il fera son métier.

Un tournant décisif

Le jeune étudiant rêve de voyages, mais le train peut coûter cher. Il doit donc attendre la vie professionnelle, rongeant son frein. Ce pourquoi la relation reste platonique avec le rail, jusqu’à l’année 1987, où s’opère un tournant décisif. « Ma femme m’a offert ma première locomotive à Noel : c’est elle qui va remettre la passion sur les rails ».

Aujourd’hui, le ferrovipathe occupe, dans sa maison, une pièce de 70m2 pour un circuit monumental. « Je collectionne les grands trains anciens, qui ont un nom (comme l’Orient Express SNCF) mais je suis aussi très intéressé par les trains modernes d’aujourd’hui, qui ont un design, les rames modernes comme les nouveaux opérateurs avec les nouvelles couleurs qui ont rendu le chemin de fer beaucoup moins uniforme qu’avant. J’achète avant tout les différents modèles sur un coup de coeur ».

Olivier Gorce avec une voiture de l'Orient Express SNCF et du Train Leonard de Vinci

Le design des trains à grande vitesse, ce qui sort de la norme, comme les trains spéciaux, tout le captive. Sauf, peut-être, « une voiture corail ou un TGV », l’essentiel étant une voiture « anachronique » ou qui sorte du lot..

Maintenir l’enthousiasme

« Je suis trop fatigué le soir pour faire marcher les maquettes », explique Olivier Gorce. « Il s’agit plus d’une passion de week-end, qui me prend quelques heures ,  il ne faut jamais négliger le  WAF (Woman Acceptance Factor). Du bricolage pour faire tourner les trains, détailler les modèles, publier sur les sites web, rechercher des infos…soit trois à quatre heures par semaine. Avec méthode « je prends un sujet pour le week-end et j’y travaille ».

Après une carrière dans les camions (division véhicules industriels de Fiat), dans la musique, dans les cosmétiques et les vins et spiritueux de luxe, toujours en tant qu’ingénieur réseaux et télécoms, notre passionné collabore finalement avec Réseau Ferré de France, comme gestionnaires d’infrastructures informatiques. « Un hasard », selon lui, en mission depuis deux ans dans le milieu ferroviaire, qui lui permet finalement de profiter d’un environnement plus en lien avec sa passion.

De quoi s’investir à 100 %, 24 heures sur 24 dans le train ? pas vraiment. « Je maintiens une séparation entre les deux, entre le travail et le loisir, pour éviter la saturation ». « Je lis certaines choses, des revues, qui peuvent concerner mon milieu professionnel, et mes collègues modélistes savent où je travaille. Mais je ne leur raconte pas mes journées au boulot ».

L’important est de garder intacte l’émotion, pour un « moyen de transport très pratique, relativement ponctuel, qui permet avec le TGV d’absorber des quantités impressionnantes de kilomètres » , TGV qu’il emprunte plus de 400 fois par an. Sans pour autant être exclusif : « Je connais aussi bien l’histoire du métro de Paris ! », précise-t-il.

Un circuit de 70m2 dans sa maison

Depuis les années 90, où il commence à fréquenter des clubs de modélistes en région parisienne, jusqu’au grand Club Ferroviaire de Franche-Comté (CFFC), qui réunit une grande palette de modélistes connus dans le milieu, à 54 ans, le ferrovipathe peut, au total, revendiquer une passion de près de 50 ans au service des chemins de fer. Un « hamster », selon l’appellation en vigueur dans le milieu, pour désigner un véritable collectionneur.

Outre le modélisme, les voyages font également partie de la passion. « J’ai pris le train en Chine, aux Etats-Unis,, au Canada, dans de nombreux pays européens. Systématiquement, quand je vais dans un pays, je vais au moins voir la gare centrale pour faire des photos, essayer d’apercevoir le patrimoine ferroviaire de l’Etat que je visite. ». Avec, peut-être, un jour pour projet de retourner au Japon pour cette fois silloner le pays à bord de trains au design fabuleux.

Retrouvez Olivier Gorce sur son excellent blog : http://www.trains-speciaux.fr/